Stargate : Moëbius

ytsuka452
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Re: Stargate : Moëbius

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"il y a 5000 ans" =/= "-5000 av JC"
CITATION INT-PUDDLE JUMPER

[Daniel and O'Neill are sitting in the pilot chairs as Carter works on the time device. Teal'c is standing behind Daniel.]

DANIEL
Now remember, Jack, 3000 B.C. After Sam hooks up the power to the time device, think about that date and nothing else.
Doci - De gigantesques armées de fidèles iront affronter les serviteurs des êtres maléfiques. Nous allons bâtir des vaisseaux spatiaux pour emmener nos guerriers valeureux dans l'espace interstellaire et apporter la Parole des Oris à tous les impies de l'univers. La puissance des Oris submergera tous les mondes et les impies seront bannis de l'univers. Loués soient les Oris !
arim
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par arim »

et en relisant la fin du chapitre, c'est écrit
CITATION 5000 ans dans le passé
donc c'est bien la bonne date (3000 av JC), c'est juste Ananta qui a mal compris et moi qui ne suis "planté" dans la référence (parce que j'ai pas cherché, la référence 5000 ans a fait "tilt" chez moi, peu importe que ce soit av JC ou avant aujourd'hui) m'enfin ils sont arrivé à l'époque où SG1 prépare la rébellion contre Râ, il me semble que la conclusion est évidente avec la réplique située 2 lignes plus haut
CITATION SG-1 saura quoi faire, se risque le docteur Jackson. C'est eux qui nous envoyé ici ! Ils doivent savoir mieux que quiconque quoi faire pour régler les choses
Revanchiste
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par Revanchiste »

CITATION A mon avis, pas besoin de toucher à la fin, en lisant, je vois que je me suis un peu planté en commentant, mon doute est plus sur d'éventuels soldats qui seraient avec "SG1" après le voyage temporel. Mais avec le début du chapitre suivant ça devrait être compréhensible, ça fait un cliffhanger !
Oui il y a des soldats puisque le sous-marin aussi remonte le temps mais les trois marines qui escortaient O'Neill et Carter ne sont pas dans le Jumper, ils sont occupés à maîtriser Teal'c.
CITATION Alors j'ai tout lu. C'est une très bonne fic qui se passe dans une Réalité Alternative, mais j'avoue que j'ai eu du mal avec les sigles et le déroulement des évènements (surtout les parties dans le sous-marins, j'étais perdu).
Merci beaucoup :D Oui j'arrête un peu les sigles, j'utiliserais que ceux qui ont déjà été introduits dorénavant. Pour le sous-marin oui j'ai vraiment eu du mal à l'écrire correctement cette séquence, je vous ferais signe en surlignant en vert les parties modifiées quand je prendrais cinq minutes pour bien les réécrire
CITATION La fin est surprenante (passé de l'eau au vide spatial lors d'un saut temporel, jamais vue dans la série). Jackson, toujours espion et hôte de Tanith (je n'aurais pas crû le revoir celui-là, au vu de l'animosité que lui et Teal'c ont dans la ligne temporelle originale).
Bin justement je trouvais dommage de le flinguer trois minutes après être devenu un Goa'uld (et encore il n'est pas clairement dit que c'est bien lui dans l'épisode original, même pas un indice), un des nombreux "défauts" de cet épisode "final" (sans aller jusqu'où je vais dans la réécriture) comme la mort hors-champ de SG-1 (hors Daniel) durant la première rébellion contre Râ alors que c'était les persos qu'on a suivit pendant huit saisons. Et pour l'animosité entre les deux elle est bel et bien en train d'apparaître là, donc autant bien la cultiver et pas expédier des relations entre personnages et leurs motivations respectives en deux phrases...
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Revanchiste
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Re: Stargate : Moëbius

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Intermède 1 : Joyeux Noël

24 décembre 1978, 21h12, berges du Yukon au nord de Fairbanks, Alaska

Perçant un épais blizzard de ses phares, puis de son immense scrapeur courbé qui déblayait la neige de part et d'autre de sa proue, le chasse-neige fait halte.

– Qu'est-ce que vous foutez encore ? se plaint le passager.
– La piste s'arrête là monsieur l'agent, lui répond le conducteur.
– Mais vous êtes la piste !
– Monsieur, on a atteint le lit du Yukon. Cet engin n'est pas prévu pour aller sur la glace. A moins que vous préfériez nager par moins zéro.
– Ok laissez tomber. C'est à quelle distance maintenant ?

Son conducteur désigne les lumières lointaines à travers la vitre gelée.

– Vous voyez le camp de base ? Il est là-bas.
– Y'a combien ? Trois cent mètres ?
– A vu de nez plutôt cinq cent, estime pour sa part le conducteur.
– Chieerrrr... souffle le passager en remettant sa capuche et en remontant la fermeture éclair.
– Quinze ans qu'on avait pas eu un hiver aussi froid apparemment, précise son compère.
– Et vous venez me récupérer quand ?
– Probablement demain ou après-demain, ça dépendra de la météo. Mais je me demande surtout ce qui conduit un agent d'une organisation que personne ne connaît dans un trou perdu comme ça ! Encore un coup des communistes ? Dîtes ils vont nous envahir bientôt ?
– Je vous l'ai déjà dit, secret-défense, se défend le passager. Mais dormez sur vos deux oreilles pour les cocos. Dîtes, il va faire nuit encore longtemps ?
– On est très près de 66 degrés nord.
– Et donc ?
– La nuit polaire vous connaissez ?
– Comme si ce pays de merde pouvait pas être pire.
– Vous voulez parler des Etats-Unis ? s'inquiète le conducteur en fronçant les sourcils.
– Non juste le nord en général. Merci pour le taxi néanmoins, dit-il à l'adresse de son conducteur.
– Bonne chance à vous, lui répond celui-ci en redéployant son bonnet de laine pour couvrir davantage son crâne rasé alors que son passager quittait le chasse-neige en laissant un peu de froid s'engouffrer dans l'opération.

Le chasse-neige fait demi-tour et repars dans la direction d'où il était venu. L'homme continue de progresser dans la neige et sent bientôt sous la couche de neige qu'il a quitté la terre pour gagner le sol fait de glace qui était encore quelques mois plus tôt le fleuve Yukon. La traversée est laborieuse mais les lumières se rapprochent. Enfin, il arrive à la porte d'entrée qu'il échoue à ouvrir à cause du gel, laissant échapper un chapelet d'insultes. Il tape frénétiquement du poing. On vient enfin lui ouvrir, il tombe dans entrebâillement de la porte, couvert de neige. Deux ouvriers du site le relèvent tandis qu'un troisième ferme la porte.

– Bordel j'étouffe ! se plaint-il en retirant sa capuche et les écharpes qui lui protégeaient le visage.
– Clyde Murkowski, se présente l'un des hommes de la base. Et vous êtes qui ?
– Rayleigh Barrett. NID. Pentagone.
– Inconnu au bataillon, lui répond son interlocuteur, qui semble être le chef de la petite bande stationnée ici.
– Et nous tenons à le rester, lui répond celui-ci en remettant son badge dans sa poche. Vous êtes combien sur le site ?
– Seulement mes hommes ici présents.
– Sept gars ?
– On est restés ici dans l'urgence quand la compagnie nous a dit de rester. Les autres ont de la chance d'être rentrés chez eux pour Noël.
– Vous m'avez apporté mon cadeau ? sourit l'agent Barrett.
– Si on veut, oui.
– Alors c'est quoi exactement ? Vous avez retrouvé le HMS Terror ?
– Peu probable. Ça fait bien six cent pieds de long pour quinze à vingt mille tonnes.
– Vous m'avez fait venir de ma mission tropicale au Cambodge en quatrième vitesse pour un vieux météore ? Y'a intérêt à avoir Luke Skywalker dedans où je vais m'assurer que vous restiez ici le restant de vos jours et que vous passiez plus jamais Noël chez la famille.

Le chef d'équipe sourit.

– Z'inquiétez pas, "N-I-D", z'aller pas être deçu. Suivez-moi.
– Appelez-moi Ray.

L'agent Barrett lui emboîte et le suit jusque dans une salle dotée d'ordinateurs et de cartes. Son guide allume l'un des ordinateurs au fond de la salle.

– Comme vous le savez on fait partie de l'équipe employée par la Pipeline pour surveiller la stabilité de l'oléoduc trans-Alaska. Ils veulent savoir si tout baigne et si y'a la moindre fuite ou le moindre risque de rupture due au froid.
– Je vois.
– Jusque-ici aucun incident. Mais y'a deux jours on a capté ça sur les sismographes.

L'ordinateur affiche, au gré d'une série de filtres chromatiques, une forme noire vaguement ovoïde mais très allongée, presque bacillaire.

– Un grain de riz ? propose l'agent sur un ton nonchalant.
– Un grain de riz grand comme un gratte-ciel. Et c'est fait d'un alliage d'acier inconnu. Intégralement, lui répond l'autre.
– Là vous avez piqué ma curiosité, confesse Rayleigh Barrett en se penchant vers l'écran. Vous y avez eu accès ?
– Pas encore. On a commencé à bosser dessus aussitôt que la Pipeline nous l'a demandé. Mais y'a une espèce de conque de glace autour et c'est à trente-six mètres de profondeur, logé quelque part dans une sorte d'alcôve souterraine située à côté du lit de la rivière. L'équipe d'hydrographie pense qu'elle s'en ai détaché y'a quelques siècles durant des glissements de terrain.
– Et vous en avez pour combien de temps ? Pour l'atteindre je veux dire.
– Peut-être deux bonnes heures. Mais en plein hiver et avec ce blizzard et cette nuit noire c'est très lent. Mes gars sont épuisés on finira demain.
– Je comprends.
– Venez on va vous servir à manger. Il reste un lit dans le dortoir.

25 décembre, 11h33, camp de base mobile de l'Alyeska Pipeline Service Company sur les berges du Yukon

– C'est bon, vous pouvez rentrer ! lui annonce Murkowski en relevant ses lunettes.
– Parfait, lui répond l'agent du NID.

Barrett emboîte le pas du chef d'équipe dans la longue cavité artificielle haute d'à peine un mètre soixante-dix, le contraignant à se baisser et à avancer la torche à la main. Le boyau, parfaitement droit, descend selon un angle de vingt degrés dans les entrailles de la terre et de la glace pour atteindre une alcôve gelée souterraine du fleuve Yukon qui s'est isolée du lit du fleuve il y a des siècles déjà. Les deux rejoignent enfin l'alcôve où les attendent déjà quatre des hommes de l'équipe de Murkowski, partageant tous le même air perplexe. Barrett retire ses lunettes et ouvre à son tour une bouche béante face au spectacle qui apparaît devant lui. Sur la coque métallique rouge foncé de l'objet qu'un des ouvriers s'active de dégeler au chalumeau, on pouvait lire : USS Alabama.

Un seul mot résonne dans sa tête : impossible. C'est impossible. Il travaille au NID depuis une dizaine d'années. Il sait tout de Roswell, de Blue Book, de cet étrange anneau fait d'unobtainium découvert en 1928, de ces mystérieuses ruines atomisées quelque part dans le nord de l'Inde, de ses crânes de cristal découverts au Bélize. Il en sait plus que des Présidents. Plus qu'il ne peut avouer à sa femme et à son fils. Mais, , rien d'extraterrestre ou de vraiment étranger. Et c'est le plus terrifiant. C'est un sous-marin nucléaire américain, tout ce qu'il y a de plus normal. Le problème ? Qu'est-ce qu'un sous-marin commandé onze mois plutôt par le Pentagone à Electric Boat et et dont la quille n'a même pas encore été posée fout, intact, au beau milieu de l'Alaska ? Et surtout depuis combien de temps ?

– Alors vous doutez toujours de l'existence du Père Noël ? lui demande Clyde Murkowski.
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Chapitre 6 : Chute libre

lieu : espace intersidéral ; date : inconnue

O'Neill reprend immédiatement ses esprits, les yeux grands ouverts et faisant mine d'ignorer la douleur atroce qui lui dévore le bras. Immédiatement, il tente de stabiliser la trajectoire du sous-marin à l'aide des nacelles de propulsions. Mais si les ingénieurs du système d'arrimage avaient pensé à ne pas faire entrer directement l'Exonef dans la cale sèche pour faciliter son décollage verticale, en préférant une série de pinces hydrauliques arc-boutant les flancs de la nef, la couche de glace empêche leur déploiement et il renonce après plusieurs essais.

– Pourquoi on n'y voit plus rien ? s'emporte O'Neill. D'après les instruments on est entouré par une coque de glace...
– On a du prendre de l'eau avec nous durant le saut et elle a gelé, propose la physicienne avec un air plus étonné que d'habitude.
– Normal on n'est dans l'espace, lui répond le colonel.
– Non pas vraiment. Dans l'espace l'eau est instantanément vaporisée à cause de l'absence de pression avant de refroidir. Elle aurait du prendre des jours pour geler entièrement !
– Peut-être un des effets du voyage temporel ? propose Jackson.
– C'est bien possible, quand on a traversé la porte pour aller sur Chulak on a aussi constaté du gel sur l'Exonef.
– Tout ça c'est très bien mais pourquoi on n'est pas dans l'Atlantique ? s'impatiente le colonel.

Le radar holographique projeté sur le hublot affiche alors une carte tridimensionnelle tandis que la vue devant eux a disparu, la transparence de l'eau remplacée par l'opacité de la glace.

– La Terre ! indique Carter.
– Je vois ça ! répond O'Neill. Pourquoi on n'est pas dessus !
– Donnez moi un instant, réfléchie Carter.
– Strickland, ici O'Neill, on a atterrit dans l'espace mais j'ai déployé le bouclier de l'Exonef donc on va pas geler. On travaille sur une solution avec le docteur Carter, tenez bon.
– Faîtes au mieux colonel, et docteur, répond le capitaine, une main sur l'oreillette et l'autre accrochée sur le siège d'un des pilotes du sous-marin, tandis qu'il flottait en l'air au milieu d'autres objets.
– Merde les nacelles veulent pas se déployer ! se plaint le colonel.
– Faites les chauffer à une fraction de leur puissance, conseille l'ingénieure.
– A l'intérieur du vaisseau ?
– A une fraction j'ai dit, juste de quoi faire fondre un peu la glace par conduction de chaleur, détaille-t-elle.

O'Neill se concentre à nouveau et active légèrement les nacelles tout en les déployant progressivement. Petit à petit la glace chauffe et au bout d'un moment la nacelle parvient a se creuser assez d'espace pour permettre à O'Neill d'activer davantage le flux de plasma des réacteurs logés dans celles-ci. Il incline légèrement ces dernières en diagonale pour éviter de toucher la cale sèche arrimée juste derrière et accessoirement de compromettre l'intégrité de la coque de l'Alabama. Bientôt le flux de plasma traverse la glace vers l'arrière et le mouvement des nacelles imprime un cercle horizontal autour de la nef, découpant un gros bloc de glace dans la conque ovoïde qui emprisonne le sous-marin et libérant la visibilité du hublot.

– Vous pensez que les nacelles auront assez de jus pour propulser un sous-marin ?!
– Le réacteur de l'Exonef est plus puissant que celui du sous-marin, colonel, répond l'ingénieure. Je doute qu'on puisse faire décoller un vaisseau d'un tel tonnage avec, mais ça devrait suffire pour le faire manœuvrer et ralentir sa chute quand on va le faire atterrir.
– Atterrir ?? disent en chœur Jackson et O'Neill.
– On n'a pas d'autre choix. Si on essaie de faire la navette entre la planète et le sous-marin en prenant quinze personnes à la fois, il n'y aura plus de bouclier pour protéger l'équipage resté à bord entre les trajets. L'oxygène et l’apesanteur ne sont pas un problème mais la température va peu-à-peu diminuer par radiation et l'équipage va mourir de froid. A moins que vous n'ayez la place pour faire entrer une centaine de personnes là-dedans !
– Et vous savez faire atterrir un vaisseau ? demande Jackson. Pour de vrai ?
– J'ai suivi la formation de la NASA pour être astronaute je vous rappelle, je sais piloter une navette spatiale.
– Dommage que vous n'ayez pas le gène d'activation, confesse le colonel.
– Ne faisons pas la liste des problèmes, colonel.

Le docteur poursuit :

– Très bien le champ est dégagé autour de l'Exonef. Faites pivoter les nacelles en les inclinant légèrement vers les côtés pour imprimer un mouvement antérieure. Vers la planète quoi. Le bouclier de l'Exonef est en fait un champ gravitomagnétique qui peut repousser les particules et les ondes du spectres EM, dont la lumière, c'est pourquoi il peut devenir un occulteur. Cependant, il peut aussi participer à propulser le vaisseau !
– Sans propulsion ? s'étonne le colonel.
– C'est en effet un réacteur non-newtonien colonel. Le bouclier entoure le sous-marin, vous pouvez donc l'utiliser pour le faire bouger. Les nacelles serviront à corriger la trajectoire et éventuellement la vitesse, mais vous devez vous concentrer sur le bouclier pour l'instant. Visualisez-le comme une bulle qui ne doit pas surtout pas éclater et imaginez qu'un vent puissant vous pousse vers la planète.

L'USS Alabama, son errance intersidérale corrigée, commence laborieusement à adopter une trajectoire stable afin de rejoindre les océans terrestres qu'il n'aurait jamais du quitté, le tout en violant sans problème la troisième loi de Newton.

– Vous êtes sûr que ça peut voler un sous-marin ? s'inquiète l'archéologue.
– La forme en obus d'un sous-marin est plutôt "astrodynamique" quant à la répartition de la pression sur la coque, entre l'intérieur pressurisé et l'extérieur, rassure Carter. Si j'étais un jour chargée de concevoir un vaisseau spatial c'est la forme que je prendrais en tout cas.
– D'après l'ordinateur de l'Exonef on est à trois mille kilomètres de la surface terrestre, commente O'Neill via l'ordinateur télépathique.
– On est dans l'exosphère, précise l'ingénieure.
– C'est pas ce que je vous demandais. Comment on y est arrivés ?
– On a essuyé une secousse inattendue juste avant de remonter le temps, sans doute due à la vague hypersonique de l'explosion. Ça a du faire dévier une partie du champ gravitique, conclue la physicienne. Si l'ordinateur n'a pas compensé, ça nous a téléporté un peu plus loin du point de saut calculé.
– Putain. Attendez, vous trouvez pas qu'elle grossit un peu la Terre ? s'étonne l'archéologue.
– On doit être sur la trajectoire de son orbite. Il faut vite profiter de sa gravité avant qu'elle ne s'en aille sinon on n'aura aucun moyen de la rattraper, le générateur n'a plus assez d'énergie pour faire un autre saut. Et même si on remontait encore le temps on pourrait finir à nouveau dans le vide ou même dans la planète cette-fois !
– Non merci j'ai vu le film y'a quelques jours et ça me tente pas de naviguer dans de la lave.
– Vous voulez parler de The Core ? se plaint Carter.
– Ben quoi il est bien ce film non ? D'ailleurs l'astronaute du film me rappelle un peu vous, répond Jackson.
– C'est sans doute le film le moins scientifique que j'ai jamais vu, répond Carter.
– Dommage, je vous aurais bien vu sauver le monde d'une explosion géothermique planétaire en pilotant une foreuse géante ! propose O'Neill.
– Vous pouvez toujours rêver !
– On approche de l'atmosphère, précise O'Neill. Comment je propulse un sous-marin nucléaire dans l'air maintenant ? Je demande à l'équipage de sortir les rames ?
– L'Océan Indien, dit Carter. Essayons d'amerrir.
– J'essaie j'essaie !
– En temps normal la navette spatiale utilise sa surface ventrale pour planer et ralentir sa chute mais ce serait une mauvaise idée de présenter le plat du sous-marin. Sa forme est très efficace dans l'espace et dans l'eau mais si on atterrit horizontalement elle ne va rien freiner et l'équipage va être écrasé au plafond. Je vous recommande de présenter la proue en premier, en angle perpendiculaire par rapport à la surface.
– Mais ça va rien ralentir du tout ! répond O'Neill.
– Ce n'est pas le but. Il faut répartir au mieux l'énergie du bouclier gravitique sur l'espace de la coque pour protéger l'équipage des accélérations en le concentrant sur la proue et garder le sous-marin en un seul morceau. Essayez avec un angle de soixante-dix degrés.
– Vous êtes sûr que vous avez déjà piloté un F-15 ? Car l'angle de descente va nous coller des accélérations mortelles !
– Je sais bien, colonel. Ça va augmenter les Gs et la chaleur mais la concentration du bouclier sera optimale. L'équipage ne devrait pas subir plus de 5 ou 6 g j'en suis sûre.
– Ce ne sont pas des pilotes entraînés.
– C'est ça où le réacteur n'a pas assez de puissance pour alimenter un bouclier aussi distendu et il cède. Le bouclier est étiré à son maximum et je doute qu'il puisse tenir encore longtemps dans ses conditions. Et dès que ça arrive l'Alabama va vraiment devenir un Cigare et se consumer en quelques instants ! Et nous avec.
– C'est vous l'experte, répond le pilote concentré sur son pilotage télépathique, les yeux fermés.
– La mécanique orbitale est casse-gueule donc je vais pas vous faire un résumé complet en trois minutes mais pour atterrir il faut aller à contresens de là où on veut aller pour ralentir la chute, et filer ensuite en ligne droite pour opposer le moins de résistance et permettre de concentrer le champ gravitique au mieux.
– Pour éviter la friction ?
– A vrai dire la majorité de la chaleur n'est pas juste la friction, ce sont les molécules qui sont tellement chaudes que les barrières chimiques se brisent pour former un jet de plasma électriquement chargé qui entoure le vaisseau, explique-t-elle en agitant les mains.
– Comme vous dites ! répond O'Neill.
– Le problème du plasma c'est qui peut atteindre les mille cinq cent degrés voire le double ! Évidemment un sous-marin ne dispose pas de plaques en carbone-carbone pour absorber cette chaleur. L'alliage en acier AY-80 est mieux que rien, sa ductilité devrait aider à le garder en un seul morceau mais c'est la couche de glace additionnée au bouclier gravitique qui devraient absorber la majorité de la chaleur du plasma. Avant que la coque ne soit vraiment endommagée. Si ça arrive, l'air va être ventilé puis le vaisseau va se déchirer et adieu l'Alabama.
– Et ça va pas endommager la proue de tomber comme ça ? demande l'archéologue.
– Je ne pense pas que Strickland se plaigne si on abîme un peu le sonar et les instruments de proue après avoir sauvé son équipage et son vaisseau !

O'Neill se concentre de toutes ses forces sur le bouclier gravitique que projette l'Exonef autour du sous-marin, étendu sur sa proue, afin de maintenir l'intégrité de la coque et d'absorber le plus d'inertie possible. Cependant, l'absence de plaques gravimétriques dans le sous-marin, contrairement au vaisseau temporel, projette les membres de l'équipage contre les cloisons du vaisseau avec trop de force pour qu'ils puissent tenir debout. Dans le CIC, les accélérations sont telles que ceux qui ne sont pas attachés à leur ceinture sur leurs sièges sont progressivement attirés vers l'arrière par une force inconnue.

– La prochaine fois faudra dire à Electric Boat de rajouter des ailes sur leurs sous-marins !
– Je sais je sais. Maintenant inversez la direction des nacelles de 180 degrés et servez-vous en de rétropropulseurs pour ralentir la chute. Mais n'excédez pas les cinquante méganewtons de poussée par nacelle où le système d'arrimage de l'Exonef va céder et on va perdre le sous-marin !

La poussée commence à se faire sentir à son tour dans l'Exonef. L'inversion du flux de plasma des nacelles, cette fois orientées vers l'avant pour faire contrepoids aux effets de la gravité terrestre, met à rude épreuve les six pinces hydrauliques qui enserrent l'Exonef comme une paire de griffes sur sa proie, et leur résistance mécanique. A la moindre défaillance technique c'est l'effet domino.

– Asseyez-vous et attachez-vos ceintures, ordonne Carter à Jackson qui l'imite en prenant le siège situé derrière le militaire. On commence à perdre quelques g nous aussi.

L'Alabama perce bientôt les hautes couches de l'atmosphère. De loin, on aurait dit un simple météore. L’œuf de glace commence à s'effriter pour donner naissance au monstre d'acier logé à l'intérieur. La couche blanche qui entourait en partie le sous-marin se met à fondre et à se disloquer peu-à-peu pour révéler une coque de plus en plus noircie sur sa proue par une friction et un flux de plasma que le bouclier ne pouvait totalement absorber. Le générateur de bord du sous-marin, un prototype rajouté à bord par l'équipe de McKay, couplé à celui de l'Exonef via un réseau de câbles, fournissent déjà plusieurs dizaines de megawatts/heure mais ils sont poussés à leur limite et O'Neill ne peut se permettre de gâcher la moindre joule d'énergie. Celui de l'Exonef est en effet conçu pour alimenter un engin deux mille fois moins massif que l'énorme cylindre auquel il est arrimé. On aurait dit un aigle battant frénétiquement des ailes pour tenter de soulever en l'air une baleine bleue qu'il vient de pêcher.

Le sous-marin approche maintenant des Mach 25 dans l'atmosphère terrestre et va dépasser la limite de Karman. O'Neill doit réajuster mentalement la poussée du champ gravitique afin de ralentir la chute, de limiter l'inertie, d'absorber la friction et de garder le "vaisseau" un seul morceau, devant réaffecter mentalement chaque flux de graviton au bon endroit au bon moment. En temps normal un esprit humain ne peut pas effectuer une telle tâche, même les meilleurs ordinateurs au monde prendraient des heures pour une telle procédure. Mais l'ordinateur de bord et la liaison télépathique amplifient considérablement l'esprit du colonel qui ne fait qu'un avec la machine, comme si ces suites de chiffres qui l'avaient toujours effrayé au lycée ne faisaient plus qu'un avec lui. Comme s'il était la machine et qu'il visualisait télépathiquement le bouclier de l'Exonef, et donc l'Alabama. Comme s'il c'était agit d'une extension de lui-même, la même sensation qu'il avait eu lorsque, devant se défendre face aux gunships jaffas qui le pourchassaient sur Chulak après le fiasco de leur mission, il avait décoché pour la première fois ces espèces de missiles passe-muraille stockés dans les lanceurs rétractiles de proue et sentit toute l'étendue de la fusion ordinateur-esprit permise par la technologie alien de l'Exonef. Être le seul à pouvoir maîtriser ce vaisseau venait par ailleurs confirmer en lui ce sentiment de toute puissance.
Alors que la glace s'était totalement évaporée, que la proue passait au rouge et que le bouclier se drainait comme l'énergie de celui qui nage à contre-courant dans l'océan, menaçant de faire imploser l'USS Alabama, le vaisseau approche de la surface de l'Océan.

– Altitude soixante kilomètres ! hurle le pilote.
– Inclinez légèrement les nacelles vers le bas pour aller vers un angle de 180 degrés juste avant l'impact, indique l'ingénieure d'un mouvement de la main pour mimer le mouvement.

O'Neill s'exécute et envoie ce qu'il reste d'énergie dans la contre-poussée des nacelles de propulsion qu'il oriente vers le bas pour redresser légèrement le sous-marin, diminuant progressivement la perpendicularité de l'angle d'impact. Finalement, la collision tant attendue a lieu et le sous-marin pénètre la surface de l'eau, se refroidissant à nouveau après avoir chauffé au rouge sur une partie de la coque à présent scarifiée de noir. Des vapeurs d'eau s'élèvent du sous-marin flottant désormais sur la surface de l'océan.

Carter, Jackson et O'Neill soufflent un bon coup et s'étalent sur leur fauteuil.

– Pilote de navette spatiale hein ?
– En simulation, répond l'intéressée pour le plus grand étonnement de ses copilotes. Ben quoi ça a marché non ? A vrai dire j'ai faillit être sélectionnée sur la mission Intrépide prévue pour cet été... avant que mon chef d'équipe ne pourrisse mon bilan psychologique. Je n'aurais cru aller dans l'espace un jour, confesse t-elle.
– Et bin voilà, maintenant vous êtes une vraie astronaute.
– D'après les enregistrements de la caméra ce genre de situation serait notre quotidien, admet le docteur Jackson.
– J'ignorais que l'armée américaine envoyait des hommes dans l'espace et faisait voler des briques de métal géantes.
– Comment gérer ce niveau de stress surtout, demande Carter.

En l'espace d'une heure elle avait repoussé une invasion alien, affronter un guerrier extraterrestre et sauvé le colonel O'Neill, été témoin de la destruction de la Terre, remonté le temps et fait voler et amerrir un sous-marin de vingt mille tonnes. C'était plus qu'une seule vie pour elle. Et pourtant les montagnes russes d'adrénaline qu'elle venait de vivre étaient peut-être cette sensation nouvelle qu'elle avait cherché toute sa vie, d'abord dans l'aéronavale en 90-91 puis ensuite à la NASA en 93 jusqu'à aujourd'hui. L'autre faisait peut-être exploser des soleils mais faisait-elle atterrir des sous-marins ? Elle y pensait : elle y était, elle avait remonté le temps et elle s'était rapproché de sa jumelle. Elle allait la rencontrer bientôt. Une nouvelle excitation parcourue son épine dorsale. De toutes les expériences qu'elle venait de vivre se serait sans doute la plus dérangeante, comme une vallée de l'étrange. Mais le docteur Jackson avait raison : SG-1 saura quoi faire. Elle se sentit rassurée de savoir le destin de la Terre entre les mains de ces experts qu'ils étaient venus sauver grâce au plan qu'ils avaient eux-mêmes anticipés cinq mille ans à l'avance.

A moins d'un mètre d'elle, sur sa gauche, le docteur Jackson affiche une mine décontenancée. Mais ce n'était pas tant celle d'un archéologue devenu astronaute l'espace d'une dizaine de minutes que celle d'un espion venant de perdre ses maîtres et devenu un électron libre. Nerthys et Apophis étaient sans doute mort à bord de l'Amùn'eth lorsqu'il s'était crashé sur la base tau'ri et le commando jaffa avait été défait. Ne restait de vivant que le Primat mais Tanith était son supérieur hiérarchique. Pour assurer sa sécurité et éviter qu'il parle il devra d'ailleurs s'en occuper. S'il était bien à l'époque de la Rébellion de Kemet alors il avait une nouvelle chance. Ses futurs maîtres ne le connaissaient même pas. Il ne devait rien à personne. Et il se trouvait être proche d'un homme capable de voyager dans le temps. Cette défaite inattendue du maître était peut-être l'ascension que tout Goa'uld fomente dès son incarnation dans un hôte. Heureusement que son hôte se trouvât être un linguiste et mythologue très intelligent, sinon il aurait eu du mal à justifier son expertise auprès de ses alliés de circonstance. Pour communiquer avec les Goa'ulds comme avec les peuplades qu'ils rencontreraient, son expertise serait nécessaire. Il était un pilier du groupe, et il devait le rester jusqu'à pouvoir se débarrasser de celui-ci. Les Tau'ri avaient bien contrecarrés les plans d'un maître-espion comme Nerthys qui avait pourtant fomenté la chute d'un millier de civilisations, et ils disposaient d'un Chappa'ai'tac capable de remonter le temps. Il avait absolument besoin d'eux pour mener à bien ses projets, pour le moment, et il devait veiller à les maintenir en vie. Mais à présent il devait ourdir un nouveau plan pour exploiter ces nouveaux atouts et se tailler un empire.

– Colonel, on a atterrit ? lui demanda Strickland d'une voix haletante. Je sais pas ce que vous avez fait mais on arrive enfin à marcher à peut-près droit.
– Nous avons amerrit, capitaine. Des pertes ?
– Le Cigare est plus robuste qu'il en à l'air, colonel mais on a mangé pas mal d'accélération, là. J'ai des rapports de blessés dans tout le vaisseau. Des fractures, des comas... Je vais avoir besoin d'un coup de main.
– Tout de suite capitaine, répond O'Neill. Bon, je réactive le camouflage optique au cas où les Goa'ulds nous auraient repéré, indique-t-il avant de tenter de défaire sa ceinture et de se lever, appuyé sur ses copilotes.
Dernière modification par Revanchiste le 26 juin 2021, 19:37, modifié 1 fois.
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par arim »

Je suis pas un spécialiste, mais dans le "vide spatial" (3000 km d'altitude), l'eau ne devrait pas se vaporiser au lieu de geler ? parce qu'il me semble que
1 => dans le vide, il n'y a pas de transfert d'énergie sous forme de chaleur (comme dans une atmosphère) mais uniquement sous forme de radiation, ce qui est un process TRES LENT => il serait donc improbable que l'eau qui a voyagé dans le temps avec le sous-marin gèle quasi instantanément ?
2=> sauf erreur de ma part, quand la pression baisse alors la température de vaporisation baisse également. Du coup dans le vide avec une pression quasi-nulle, la vaporisation a lui à une température très faible et l'eau devrait se vaporiser ?
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par Revanchiste »

Il me semble qu'elle doit faire les deux : bouillir/se vaporiser immédiatement à cause de l'absence de pression puis ensuite refroidir très vite et enfin geler très lentement par radiation de chaleur ;)
https://www.forbes.com/sites/forbes-per ... 450e477d3c
Là en plus y'a le bouclier qui maintient l'eau et l'empêche de se barrer a priori mais oui si on voulait être plus réaliste faudrait attendre un certain temps (je sais pas combien d'ailleurs) pour que l'eau se solidifie totalement.

Si c'est possible de le calculer je veux bien l'inclure d'ailleurs.

http://hyperphysics.phy-astr.gsu.edu/hb ... me.html#c2

J'ai essayé avec ce simulateur (mais je suis une bille en physique) et il faudrait 38 jours pour refroidir une boule de 180 m de diamètre (longueur de la bulle du sous-marin) de 38 degrés Celsius à 0 degrés Celsius (ou 273 degrés Kelvin ici). Sachant que c'est plus un ovoïde de 180 m par 50 m de diamètre et creux dans la majorité de son volume (et pas une boule de 180 m entièrement composée d'eau) qu'il faut refroidir jusqu'à 0 degrés ça doit sans doute être bien inférieur. Mais pour le coup les quelques secondes c'est bien trop rapide tu as raison j'ai déconné là-dessus. Au pire on oublie ça et on dit que le bouclier épouse la forme du sous-marin et du Jumper arrimé dessus et qu'il n'emporte pas d'eau avec lui, ou alors que l'eau se vaporise et qu'elle n'est pas retenue par le bouclier qui filtre ce qu'il garde et ce qu'il retient. ;)

Je me demande comment je peux réécrire la scène en gardant cet élément sans bro science et sans effacer l'urgence de la situation ? Ils attendent quelques heures/jours de geler en apesanteur avant de décider d'atterrir, avec le coup du "le réacteur doit prendre plusieurs jours pour charger car il a dépensé trop d'énergie durant le voyage temporel" ? ou une excuse du genre ?

Ou alors on a qu'à dire que c'est un des effets de la traversée temporelle de "geler" les choses car le vaisseau est soumis à un environnement physique différent du nôtre avec donc d'autres paramètres que la pression ou la température, comme dans Children of the Gods, et peut-être le film de 94, où les personnages émergent gelés de leur traversée. Et ce phénomène de "gel spatiotemporel" expliquerait la nécessité d'un environnement pressurisé pour le voyage temporel (donc un Jumper, dans le cas de Janus) pour éviter aux organismes voyageurs de geler. Et voilà, technoblabla bidon à intégrer dans une réplique de Carter et on est bons :clap:
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par arim »

Je pense que la dernière proposition est la plus simple, parce que le gel est quand une péripétie dans ton histoire, et qu'il vaut donc mieux le garder ?
Après, partir sur une explication pseudo-scientifique (qui alourdirait une récit pour pas grand-chose) ou ne rien détailler du tout, c'est toi qui choisit. Je pense pas que beaucoup de lecteurs soient aussi chipoteur/taquin que moi ;-)
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par Revanchiste »

Il faut être chipoteur autant sur la forme si elle est illisible que sur le fond s'il est trop irréaliste, je suis pas susceptible.
Spoiler
à peine :D
. Ce n'est pas un défaut c'est un devoir surtout quand on écrit une fanfic et qu'on doit jongler entre respecter l'univers que l'on pastiche, créer quelque chose d'original mais de cohérent et essayer d'avoir en bonus la petite pastille verte "réaliste". :D

Je ne suis évidemment ni un scientifique ni un militaire (un comble pour écrire une série de sf militaire) par conséquent 90% de ce que je ponds sort de mon chapeau, c'est-à-dire entre du wikipédia et de la culture ciné avec deux ou trois connaissances plus sérieuses apprises à droite à gauche, d'où l'intérêt de chercher le conseil des sages ici-même ou ailleurs. En général je déserte les forums de sf car trop de mauvaise foi et une certaine difficulté à admettre que leur univers n'a de cohérence que sur peu de points (je pense surtout à SW) alors qu'ici les gens, dont certains ont un profil plus érudit, ne manquent pas de flinguer les incohérences de Stargate dès qu'ils le peuvent, que ce soit en science ou, surtout, en matière militaire (curieux pour une série conseillée de si près par l'Air Force : se fiche-t-elle de savoir que des procédures, des insignes et des stratégies réels soient bien respectés tant que la série leur donne une bonne image ? car comme conseillers pour faire un truc moins irréaliste ils étaient servis). Donc surtout n'hésitez pas à dire où sa pêche dans votre domaine de prédilection et comment y remédier sans avoir à changer l'histoire de fond en comble.

Typiquement le coup du gel c'est un élément qui n'est pas central et que je peux expliquer avec de la pseudo-science cartérienne en deux phrases. Il m'était surtout utile pour donner un deuxième bouclier atmosphérique au vaisseau (donc un bouclier narratif/plot armor plus solide pour nos protagonistes) et par la suite (chapitre suivant) justifier aux yeux des Goa'ulds qu'il s'agissait bien d'un météore (fait de glace, souvent), expliquant pourquoi ils ne s'étonnent pas de ne pas trouver d'épave. Et évidemment je laissais un faux-suspense à deux balles avec l'intermède suivant qui pouvait laisser croire qu'ils avaient directement échoué et atterrit en Alaska où ils étaient tous morts...Donc au pire je devrais supprimer cet élément de la suite même s'il était bien pratique. :angry:
Autre exemple d'élément irréaliste osef : le nom du sous-marin marqué dessus. A ma connaissance il n'y a que des numéros d'identification écrit sur la coque, en l'occurrence 731 pour l'Alabama mais ça aurait pas eu le même effet à moins que tous les agents de toutes les agences de renseignement connaisse sur tout le bout des doigts le nombre de tous les sous-marins à venir. :vert:

Mais c'est plus chiant quand c'est un élément central comme la partie I centrée sur toute la stratégie de défense internationale mise au point en secret avant l'arrivée d'Apophis. Si elle est bidon comme l'a fait remarqué Blacky (avant que les chapitres suivants clarifient un peu certains points expédiés rapidement durant le briefing comme le fait que les autres Etats sont au courant et qu'ils maquillent tout ça en exercice militaire géant en cas de pluie de météorites) alors ça me forcera à changer beaucoup de trucs. D'autant que je justifie des choix esthétiques (faire un remake d'Independence Day à la sauce SG) a posteriori, quitte à rendre tout ça logique en utilisant l'habituel goût du théâtre et de la mise en scène dont seuls les Goa'ulds ont le secret et qui les conduit à se mettre à portée d'estoc de l'adversaire pour le bien du spectacle ou d'une quelconque tradition d'honneur.

Évidemment ça reste une fanfic d'une série de sf donc si on commence à vouloir "corriger" tout ce qui ne correspond pas au monde réel on va finir avec un truc relativement indigent au nom du "réalisme" tant attendu, à savoir plus de conspirations géantes à plusieurs degrés que les protagonistes devront démêler, plus de grande révélation qui bouleverserait l'équilibre de la galaxie, plus de plot armor (et on fume les personnages sans s'attacher à eux et leur donner d'arc cohérent sous prétexte que dans le monde réel personne n'a d'arc narratif) etc, donc plus rien qui ressemble à de l'art à la fin...
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Re: Stargate : Moëbius

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Salut! J'ai enfin tout lu!


Pour le fond

Et bien, c'est pas mal du tout. Côté histoire, je n'ai pas grand chose à dire. On est bien dans l'esprit Stargate. J'aime bien l'idée que tes personnages connaissent l'existence de SG1. Mais tu restes ancré dans ta réalité alternative en gardant bien leur caractère qu'on connaît bien.


Pour la forme

J'ai eu un peu de mal à me mettre dedans au départ mais c'est lié à ta rédaction au présent je pense. Question d'habitude. D'ailleurs, est-ce un choix délibéré ou ça te paraît plus naturel d'écrire sur ce temps?
Les acronymes du début m'ont un peu perturbé au départ mais il y en a moins par la suite donc ça passe. Avant de passer aux acronymes, ça peut être pas mal d'utiliser l'appellation complète au moins une fois pour ne pas perdre un lecteur non familier. Je pense surtout à tout ce qui touche le militaire.
Sinon, à la lecture, ça passe bien et le récit est "énergique". J'entends par là que l'alternance entte dialogue et narration est bien équilibrée.


Je lirai la suite avec plaisir :)
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par Revanchiste »

CITATION Et bien, c'est pas mal du tout. Côté histoire, je n'ai pas grand chose à dire. On est bien dans l'esprit Stargate. J'aime bien l'idée que tes personnages connaissent l'existence de SG1. Mais tu restes ancré dans ta réalité alternative en gardant bien leur caractère qu'on connaît bien.
Ils connaissent SG-1 puisque Hammond leur a montré la vidéo de la caméra dans l'épisode original, j'invente rien de ce côté-là ^_^ Après j'ai directement coupé Moëbius part 1 et le début de la partie 2 puisque ça diverge au niveau de la mission Chulak et que j'ai encore sauté trois semaines dans le futur donc je me dis que ça doit être confus de bien comprendre les points communs et les différences avec le double épisode original.
CITATION J'ai eu un peu de mal à me mettre dedans au départ mais c'est lié à ta rédaction au présent je pense. Question d'habitude. D'ailleurs, est-ce un choix délibéré ou ça te paraît plus naturel d'écrire sur ce temps?
Dans un récit de voyage temporel où seul le présent compte. :rolleyes:
J'ai longtemps hésité en effet et j'avais écrit plusieurs parties au passé simple. Le problème c'est que je trouve que ça filtre l'action selon un point de vue trop postérieure, comme si tout était déjà écrit (c'est un peu le principe du "récit" je sais mais ça casse un peu les scènes d'action je trouve) et ça donnait des passages un peu pompeux avec des passés simples désuets. Donc choix délibéré et j'ai pas de mal à m'y tenir. En règle général j'ai du mal avec la concordance des temps (et des modes) donc ça me simplifie un peu la vie. :vert:
CITATION Les acronymes du début m'ont un peu perturbé au départ mais il y en a moins par la suite donc ça passe. Avant de passer aux acronymes, ça peut être pas mal d'utiliser l'appellation complète au moins une fois pour ne pas perdre un lecteur non familier. Je pense surtout à tout ce qui touche le militaire.
Oui je vois je me disais qu'il fallait essayer de respecter un peu les codes surtout quand des militaires se causent puisqu'ils ont déjà intégré un jargon et des acronymes, j'ai donc essayer maladroitement sans doute de reproduire un sociolecte pour donner un effet de réel.
CITATION Sinon, à la lecture, ça passe bien et le récit est "énergique". J'entends par là que l'alternance entte dialogue et narration est bien équilibrée.
Merci beaucoup l'équilibre c'est l'enjeu principal de cet exercice d'écriture : action, narration, exposition, introspection... J'essaie de jongler entre tout ça sans surcharger ou perdre le lecteur. J'essaie d'apprendre de mes erreurs donc vraiment si y'a un passage ou un dialogue bizarre, ou qui donne trop d'éléments etc signalez-le.

Edit : j'ai corrigé la partie irréaliste avec le gel et j'ai opté pour une explication pseudo-sf 100% Carter. :up: Me demandez pas pourquoi les voyages temporels font geler j'en sais rien. :war:
Edit 2 : j'ai étoffé le chapitre 5b Mauvais perdant 2/2 notamment autour de "19h34" pour détailler davantage les effets des armes nucléaires et les mesures prises par le gouvernement avant la bataille ;
j'ai aussi changé l'année pour 2006 étant donné que c'est l'année probable où se déroule la fin de saison 8 (1 an après la fin de saison 7 située peu après l'élection américaine de 2004-2005) : ça bousille quelques éléments (John P. Jumper n'est plus Chief of Staff mais on va dire que Kinsey a étendu la durée de son service, à six mois près ça passe) mais ça permet de justifier l'équipement moderne utilisé par les Américains (notamment les Trident II mentionnés par Jumper qui n'ont pas été installés dans tous les classes Ohio simultanément, et la variante anti radiations du Stryker utilisé par l'équipe Stryker I dont le premier exemplaire date de février 2006)
Dernière modification par Revanchiste le 27 juin 2021, 21:59, modifié 2 fois.
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par Lefarcrieur »

CITATION (Revanchiste - 26 juin 2021, 19:26)
CITATION J'ai eu un peu de mal à me mettre dedans au départ mais c'est lié à ta rédaction au présent je pense. Question d'habitude. D'ailleurs, est-ce un choix délibéré ou ça te paraît plus naturel d'écrire sur ce temps?
Dans un récit de voyage temporel où seul le présent compte. :rolleyes:
J'ai longtemps hésité en effet et j'avais écrit plusieurs parties au passé simple. Le problème c'est que je trouve que ça filtre l'action selon un point de vue trop postérieure, comme si tout était déjà écrit (c'est un peu le principe du "récit" je sais mais ça casse un peu les scènes d'action je trouve) et ça donnait des passages un peu pompeux avec des passés simples désuets. Donc choix délibéré et j'ai pas de mal à m'y tenir. En règle général j'ai du mal avec la concordance des temps (et des modes) donc ça me simplifie un peu la vie. :vert:
Je comprends ton point de vue. Si tu es à l'aise de cette manière, c'est le principal. Je pense que c'est beaucoup de ressenti là-dessus. ^_^
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Intermède 2 : Le Sarcophage

25 décembre 1978, 15h56, berges du fleuve Yukon à 160 km au nord de Fairbanks, Alaska

- Ackerman et Krups ont trouvé une écoutille au niveau de la tour du sous-marin, annonce Murkowski.
- Ne l'ouvrez surtout pas sans moi, lui ordonne son interlocuteur.
- Vous z'inquiétez pas, j'leur ai dit d'vous attendre.
- Merci bien.

Barrett était soulagé que son autorité soit finalement acceptée. C'est généralement le plus difficile quand on collabore avec des partenaires non-affiliés au renseignement allié et qu'il est interdit de leur révéler tout ou partie de la vérité. Encore plus difficile quand leur niveau d'accréditation est de zéro et qu'il doit baratiner pour obtenir confiance.

- Comme avez du le comprendre lors du rapport téléphonique avec ma hiérarchie, reprend-t-il, je suis seul sur le coup, donc aller devoir me filer un coup de main pour explorer un truc pareil. Cependant vous et vos hommes devrez signer un accord de non-divulgation. Si votre fax veut bien marcher, ajoute-il en tapant sur le télécopieur. J'espère que je peux compter sur vous pour les faire signer.
- ça dépend. A quoi on à affaire ? A oui, "secret-défense", déclame-t-il en croisant les bras.
- A vrai dire je pense que je peux vous faire confiance, maintenant. Il s'agit d'un prototype de sous-marin nucléaire perdu depuis une dizaine d'années, ment Barrett. Le Pentagone veut éviter que les Soviétiques tombent dessus. Il y a des documents très compromettants sur notre technologie militaire, nos procédures de lancement, ce genre de chose.
- Je comprends, répond l'autre en décroisant les bras.
- Je dois rentrer à l'intérieur et récupérer ces documents. Je sais que pour travailler dans un trou perdu comme celui-là et acheminer du pétrole à tout le pays vous devez être un bon patriote non ?
- Absolument, se redresse le chef d'équipe.
- Très bien. Vous avez des combi Hazmat, du matos de décontamination pressurisé, ce genre de truc ?
- Évidemment, on est une compagnie pétrolière. On a toujours ça en réserve. Ackerman est chargé de vérifier l'inventaire, je vais voir ce qu'on a avec lui. Dites, ce sera vraiment utile ?
- Oui. Fuites nucléaires ce genre de truc. Ou juste pureté de l'oxygène dans un truc scellé depuis une dizaine d'années. Faudrait pas attraper froid.
- On a ce qu'il faut. Je vais choisir deux hommes de confiance pour l'exploration. Ne vous inquiétez pas : si je signe, ils signent. Mais entre nous une petite prime de Noël pour avoir passé le réveillon ici mettra tout le monde d'accord, sourit Murkowski.
- Je n'en doute pas, sourit l'agent. La Pipeline sera ravie de vous verser des heures supplémentaires. Des techniciens si acharnés dans leur travail qu'ils en viennent à travailler jour et nuit, enfin surtout la nuit ici, en plein hiver, quitte à louper les fêtes de fin d'années ? Je suis sûr que ça accélérera la carrière de mal de gens, ce genre d'attitude, lui répond Barrett en lui rendant son sourire complice.

Évidemment Barrett n'osait admettre la véritable raison de ses craintes, qui partageaient déjà ses supérieurs. Ces derniers avaient déjà commencé à émettre des hypothèses sur ce mystérieux dérélict et sur comment procéder pour l'explorer.
La partie la plus pragmatique et la plus paranoïaque du Cabinet, qui dirige le NID, penche pour un canular des Soviétiques : le KGB se serait emparé des plans de la classe Ohio, très récente mais déjà existante, pour permettre la création d'un copycat bon marché et l'enfouir à cet endroit précis, sachant que tôt ou tard l'oléoduc en construction depuis quelques années devait passer par-dessus. Des faux documents auraient été laissés à l'intérieur pour induire en erreur les Etats-Unis ou pour tester la fiabilité de leurs agences de renseignement, voir suivre la piste des enquêteurs lancés sur l'affaire et remonter jusqu'au Cabinet. Après tout, ce n'était pas la première fois que le renseignement soviétique tentait d'accéder aux archives jalousement gardées du NID, sans jamais y parvenir cependant. C'est pourquoi le rapport au NID effectué via le téléphone de la base avait été lu par Murkowski comme s'il s'adressait à sa famille pour leur expliquer son absence, texte écrit par Barrett à l'appui et utilisant un langage codé dont seul des agents du NID avaient le secret afin de duper toute mise sur écoute installée par le KGB dans toutes les cabines téléphoniques à cinquante kilomètres à la ronde. Pour se donner autant de mal, le contenu de ces éventuels documents ou de ce qu'il trouverait à l'intérieur devait être un plan bien huilé et il devrait procéder avec prudence sous peine d'être manipulé à son insu.

A contrario, si la partie la plus ésotérique et la moins sceptique du Cabinet avait vu juste, des hommes du futur étaient venus les prévenir d'une guerre nucléaire ou d'un fléau équivalent, comme en témoignait la présence d'un sous-marin nucléaire avancé, et les voyageurs temporels avaient échoué sur une mauvaise rive temporelle. Pire encore, ce fléau était imminent étant donné qu'il s'agissait d'un bâtiment moderne dont le nom venait tout juste d'être attribué à un sous-marin dont la construction était prévue pour l'année suivante. En prenant en compte le temps de construction moyen d'un classe Ohio et leur durée de service anticipée, on en avait conclue que cet événement allait se produire avant l'horizon 2022, et d'autre part que l'URSS était l'adversaire le plus probable. Mais encore fallait-il valider l'une ou l'autre hypothèse en inspectant le dérélict. C'est pourquoi il était impératif de respecter certaines procédures d'isolement face aux germes, aux radiations ou à tout autre agent chimique ou infectieux. Après tout, l'équipage d'une telle mission devait avoir reçu des ordres précis pour empêcher cette future guerre en prévenant certaines autorités secrètes dans le passé, et le NID était l'interlocuteur tout indiqué pour recevoir ce genre de visites incongrues. Mais aucune trace de ces voyageurs temporels dans les archives du NID accessibles à un niveau 3 comme Barrett, en trente ans d'existence de l'agence. Si les huiles du Cabinet ne cachent rien sur ce sujet bien sûr.

A vrai dire cette banale mission d'exploration qui impliquait dans les deux cas une guerre nucléaire imminente était plus dure à supporter pour Barrett que tout ce qu'il avait déjà effectué jusque-là, lui qui avait toute sa vie considérer le principe de destruction mutuelle assurée comme la preuve qu'un tel conflit était impossible, peu importe les tensions. Mais cette chose enfouie dans la glace matérialisait des craintes qu'il avait toujours éludées. Au vu de l'endroit où était situé le dérélict, le NID devait faire profil bas et limiter les ressources envoyées en plein Alaska, dans un lieu difficile d'accès situé à quelques centaines de kilomètres du détroit de Béring qui marquait la frontière avec l'URSS, afin d'éviter le moindre soupçon. Les Soviétiques surveillaient déjà la provenance des ressources pétrolifères accaparées par les USA en Arctique et devaient déjà surveillé de près les mouvements concernant l'oléoduc, près duquel se situait le sarcophage de glace où reposait le léviathan d'acier. S'il s'agissait bien du second cas alors les Soviétiques ne pouvaient, et ne devaient, pas être au courant, et si une technologie de voyage temporel était découverte, Saint-Graal de la science, elle changerait la donne dans la Guerre froide. Dans toutes les guerres d'ailleurs. Ce serait littéralement annuler son coup aux échecs si celui de l'adversaire ne vous plaît pas et anticiper ainsi à chaque fois. Pour s’accaparer une merveille de ce niveau, capable de changer la donne, l'URSS serait capable de lancer une invasion terrestre d'un moment à l'autre. Mais comme Ernest Frank, directeur du Cabinet, lui avait rappelé sept ans plus tôt lors d'une mission au Bélize pour empêcher un archéologue de s'emparer d'une relique extraterrestre, archéologue depuis lors interné régulièrement en psychiatrie, "le Pentagone ne file pas un milliard de dollars par année fiscale au NID par pure charité chrétienne ou goût déplacé du mystique" : en d'autres termes, tout ce qui peut être militarisé en système de guerre non-conventionnelle contre la menace rouge finira pas être utilisé et les fonds seront débloqués en fonction du gain potentiel. Qu'il s'agisse du KGB ou du NID quelqu'un finira un jour pas l'utiliser, et Barrett ne sait vraiment pas qui serait le pire. Il se surprend à s'imaginer détruire le dérélict en justifiant un dysfonctionnement du réacteur nucléaire embarqué ou une fuite de pétrole de l'oléoduc. Mais si en détruisant une telle preuve il était celui qui déclencherait la guerre nucléaire et rendrait vains les efforts de ces voyageurs temporels. Et si les disques durs, boîtes noires, documents papier et autres témoignages du futur permettaient aux États-Unis de gagner préventivement la guerre, voir toutes les guerres ? Et si l'avenir était prédéterminé et que ce voyage aussi l'était : devait-il échouer à empêcher la Troisième Guerre mondiale, ou pire ? Barrett en était conscient et autant de questions se bousculaient dans sa tête alors qu'il s'impatientait sur le fax dysfonctionnel.

- Je veux un système d'isolement complet à l'entrée de l'alcôve et au bout du tunnel, précise-t-il. Au-delà de ces portiques, c'est le Sarcophage. Personne ne rentre ni ne sort sans avoir été analysé et nettoyé. Personne ne ramène de "souvenir" chez lui.
- En gros on n'est pas près de rentrer chez nous ?
- Je suis sûr que les heures supplémentaires et la prime s'accompagneront d'une promotion, Clyde. Et vos hommes aussi si vous n'manquez pas d'leur dire. Et si vous voulez avoir une chance de vous bourrer la gueule le 31, veillez à installer l'infrastructure de décontamination au plus vite.
- ça prendra bien une bonne journée ou deux de plus je pense.
- Alors autant s'y mettre tout de suite. J'ai aussi hâte de visiter l'épave mais autant prendre nos précautions.
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par Ananta »

Il y a un truc que je ne comprends pas.

Cette partie avec Barret, est-ce une nouvelle ligne temporelle crée par le saut du Jumper avec le sous-marin? Si non, cela veut-il dire que le sous-marin et le Jumper de la ligne temporelle modifiée ont été congelés à nouveau dans la glace depuis 5000 ans?
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par arim »

c'est comme ça que je le comprend aussi : le sous-marin aurait été rapidement abandonné il y a 5000 ans dans le passé et aurait dérivé jusqu'à l'Alaska.
par contre je doute que le Jumper soit dedans : trop précieux pour avoir été abandonné à l'époque, d'autant plus avec 2 O'Neill pour le piloter
Ananta
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par Ananta »

Est-ce scientifiquement possible qu'un sous-marin parte à la dérive comme ça? C'est lourd à déplacer quand même!

Pour le Jumper, normalement il doit se trouver en Egypte. D'ailleurs ça me fait penser qu'O'Neill et les autres pourraient récupérer l'E2DPZ que Râ a chopé on ne sait où.

Hâte de lire la suite.
Revanchiste
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Re: Stargate : Moëbius

Message non lu par Revanchiste »

CITATION Est-ce scientifiquement possible qu'un sous-marin parte à la dérive comme ça? C'est lourd à déplacer quand même!
Evidemment il n'a pas juste été abandonné comme ça. :P Un sous-marin qui fait naufrage et se remplit d'eau c'est tellement lourd que ça reste bloqué au fond de la mer. Attendez que Barrett entre pour vous faire une idée. ^_^
J'arrête ici le dérapage
avant que Zap et Chupeto
ne se retrouvent dans les parages
et ne me collent des avertos. biggrin.gif

[I]24/09/2015[/I]
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