SGU : review de la saison 1

SGU : review de la saison 1
Par Rédaction de Stargate-Fusion
Le mercredi 10 novembre 2010 à 12:07
Dossier Stargate
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4 - Q/R avec les producteurs

Robert C. Cooper - Producteur de Stargate Universe
Les 2 co-producteurs ont également répondu à quelques questions à propos de leur troisième opus issu de la franchise qu'ils ont développé ces 15 dernières années.

# Robert C. Cooper :

Lorsque vous avez commencé à développer la série, est-ce exactement ce que vous aviez à l'esprit ?

Oui. Je pense que l'on voulait créer un scénario dans lequel nos héros auraient de véritables défis à relever. Nous étions arrivés à un point, avec les deux autres séries, où tout était très facile, où on gagnait à chaque fois. Nos héros étaient presque des superhéros. Mais on voulait aussi revenir à des enjeux plus modernes dans le sens où on souhaitait que la série reste contemporaine. Faire de nous son sujet, en quelque sorte. Nous devons gérer des choses plus fondamentales qu'il y a dix ans. Nous devons faire face à des questions sur la survie de notre planète. Où allons-nous trouver de l'eau dans le futur, où allons-nous pouvoir respirer un air sain ? C'est le genre de thème que nous voulions aborder au sein du microcosme que représentent les aventures des passagers du Destiny. Les titres des premiers épisodes sont basés sur les éléments. Donc, insuffler l'état d'esprit de notre société à l'histoire était donc un choix délibéré.

Parlez-nous de la façon dont vous avez voulu vous démarquer de ce que vous aviez pu voir auparavant.

Personnellement, j'ai été inspiré par certaines séries que je regardais et qui adoptent cet esprit documentaire. Dans ce domaine, The Shield est un très bon exemple. Nous avons fini par engager Ron Schmidt, qui a été directeur de la photographie sur The Shield durant sept saisons. Il a tourné le pilote et nous a aidé à poser le look de la série. J'ai toujours pensé qu'il serait intéressant d'avoir des gens qui adoptent la science-fiction, alors qu'habituellement, ce n'est pas leur truc, en apportant un peu de réalisme. Quelqu'un pourrait dire, "Oh, je ne regarde pas de science-fiction, je ne suis pas intéressé par les vaisseaux spatiaux et tout ça." Et faire une série qui ne soit pas uniquement centrée sur le fait de renverser la polarité du capaciteur phasique, mais plutôt sur les choix que devront faire ces êtres humains lorsqu'ils se retrouvent dans une telle situation. Et cela pour compléter l'écriture qui raconte l'histoire du point de vue des personnages et pour filmer cette histoire de façon à ce que notre merveilleuse équipe d'acteurs puissent livrer une prestation d'une grande profondeur.

Et peut-être donner l'impression au public d'embarquer dans cette aventure et de la vivre à mesure qu'elle se développe. Le public est seul à décider si c'est un succès ou non, et si la série continuera d'être un succès. Je pense que notre but était de dépasser la science-fiction - d'autres séries aussi, nous n'avons pas inventé la roue. Mais je crois que nous voulions amener la science-fiction à un autre niveau. Je pense que les prestations des acteurs y sont pour beaucoup. Et le style de la série, que je trouve magnifique.

Brad Wright - Producteur de Stargate Universe
# Brad Wright :

Parlez-nous du multiculturalisme du casting. En quoi peut-il enrichir une série de science-fiction ?

Et bien, la diversité culturelle était une idée facile à adopter pour nous sur cette série parce que nous étions un groupe international cherchant à résoudre ce problème. Les meilleurs esprits se rassemblent pour résoudre des problèmes dans le domaine de la science. Et peu importe la couleur de peau ou la préférence sexuelle. La série devait refléter cet état de fait. C'est donc une position facile à adopter pour nous.

En quoi les nombreuses coupures pub durant les épisodes sont-elles importantes ? Est-ce que cela vous influence dans la réalisation ?

J'oublie parfois ce que doit donner un visionnage de la série à la télévision parce que lorsque je regarde le show, l'image revient aussitôt après chaque fondu au noir. C'est comme ça que nous le concevons pour nous-mêmes. Et l'expérience est plutôt riche parce qu'on ne sort jamais de l'ambiance de la série. Cela dit, je comprends tout à fait qu'il y ait des coupures publicitaires, c'est la nature même de la télévision et je ne propose pas autre chose. Mais je crois vraiment que notre série s'apprécie davantage sans coupures parce qu'elle est intense et que cette intensité peut-être perdue et se replonger dans l'ambiance peut prendre au moins une minute. Notre série convient très bien au format DVD.

Parlez-nous de Robert Carlyle et de son rôle. Ce n'est pas un personnage très agréable!

En vérité, lorsque nous lui avons proposé le rôle, nous lui avons dit que son personnage était de ceux que le public déteste pendant une minute et adore la minute d'après. Nous avions besoin d'un acteur ayant cette capacité. Et il l'a.

Une histoire de survivants essayant de rentrer à la maison. Comment ce thème vous a-t-il inspiré dans la conception de cette narration ?

D'une certaine façon, nous allons découvrir que rentrer à la maison n'est pas aussi important que d'accomplir quelque chose d'encore plus grand. Et je trouve que c'est une très belle parabole en science-fiction. Finalement, ce que vous pensez vouloir faire, et ce que vous pensez devoir faire pour survivre n'est pas nécessairement de ce vous allez effectivement faire pour survivre. D'une certaine façon, c'est ainsi que l'humanité avance. Et je crois que lorsque le public découvrira la richesse de cette mission et l'épopée que représente ce voyage, ils l'apprécieront vraiment.

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